mardi 9 juin 2009
Ma plus grosse entrevue
J'ai appris en fin de semaine qu'on me confiait ma plus grosse entrevue à vie. Pas en terme de personne interviewée, mais en termes d'envergure de texte. C'est Lettre québécoise qui ajoute cette commande à celle de mon dossier. Elle devra faire de 7 à 8 pages... (ce qui me fera 18 pages de texte pour cette publication!)
Pour faire un petit comparatif, cette entrevue équivaudra à peu près à quatre fois plus d'espace-texte que dans Voir. Je me sens particulièrement choyé de pouvoir fouiller aussi profondément le parcours d'un auteur! En même temps, je dois avouer que 8 pages d'entrevue, c'est beaucoup... Ce n'est à remettre qu'au mois d'août, mais je vais me taper (ou retaper) les livres de l'auteur, question de savoir quoi dire. Disons qu'une page et demie d'entrevue, c'est pas long que ça se remplit. Et 8 pages d'entrevue, c'est pas long qu'on trouve ça long à remplir...
jeudi 4 juin 2009
L'état des librairies
Je viens d'apprendre que je devrai traiter de l'état des librairies dans mon prochain dossier pour Lettres québécoises. Si vous avez des tubes: redaction.champdemines(a)gmail.com.
mercredi 3 juin 2009
Sus au télémarketing

Encore pété une coche. Cette fois contre le pauvre type qui était chargé de me faire un «appel de courtoisie» de la part de Bell. À peu près à toutes les trois semaines, voire deux semaines, qu'ils m'appellent. Je ne suis pas un agressif. Mais cette fois... Pété une coche. Et raccroché. Ce pauvre type se souviendra de moi. Peut-être qu'on entendra bientôt sur YouTube un enregistrement qui vous semblera familier... (Non, tout de même, pas tant que ça...)
C'était le deuxième aujourd'hui. En avant-midi, une vieille femme m'a contacté pour me vendre le Quotidien à rabais. Je lui ai roulé, son journal.
Depuis qu'il existe une liste nationale de numéros de télécommunication exclus, on dirait que c'est pire. Que les compagnies se garochent sur les pauvres types comme moi qui n'ont pas fait encore l'effort de s'inscrire. Cette fois, c'est fait, par contre. Mais il semble que les journaux puissent faire fi de cette liste. Faudra encore que je m'obstine avec les vieilles du Quotidien...
mardi 2 juin 2009
Le gueulART et +
Je viens de créer un nouveau blogue Le gueulART, où il ne sera question que d'art contemporain - nouvelles, critiques, réflexions théoriques, commentaires, etc. Pour ceux qui seraient intéressés. Je vous invite à y jeter un oeil... gueulart.blogspot.com.
Évidement, ça ne m'empêchera pas de continuer d'alimenter plus ou moins régulièrement ce blogue-ci, qui est beaucoup plus personnel, et beaucoup moins sérieux - puisque j'envisage l'autre comme un complément à mes pratiques professionnelles. Un peu comme ce que fait Dario pour le théâtre avec Les Clapotis d'un yoyo, vous savez, mais en art, voyez. Évidemment, je n'ai pas la prétention de croire que ça aura autant d'impact que ce que ce dernier a fait jusqu'ici. Mais ça me permettra de me garder à jour et de pousser un peu plus loin mes réflexions.
jeudi 28 mai 2009
Citation du mois de mai
«Il y a dans la nature et il subsiste dans l'homme un mouvement qui toujours excède les limites, et qui jamais ne peut être réduit que partiellement. De ce mouvement nous ne pouvons généralement rendre compte. Il est même par définition ce dont jamais rien ne rendra compte.» (Georges Bataille, L'Erotisme.)C'est sans doute ce mouvement que les religions ont toujours appelé Dieu. Moi je préfère ne pas me laisser croire que l'indicible puisse être nommé.
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mercredi 27 mai 2009
Quand je me sens impuissant
Je m'en doutais bien. Que ça prendrait du temps.
Plusieurs de mes contrats sont terminés. Il m'en reste deux à faire cette semaine. D'ici deux jours, en fait. C'est écrire sur la corde raide, j'imagine.
Le plus difficile, pourtant, ce n'est pas l'écriture. C'est plutôt de réussir à écrire dans les temps tout en jouant au papa. Je me sens vanné. Et il n'y a rien de pire pour l'inspiration. Damir est à la maison avec moi toute la semaine. Je l'aime. Mais il me tire du jus...
Malgré tout. Je me suis astreint à quelque rigueur créatrice. J'ai replongé le nez dans de vieilles ébauches, des textes mort-nés auxquels je voudrais bien réinsuffler quelque vie. J'ai bien griffonné quelques phrases ici et là. Mais le coeur n'y est pas.
À vrai dire, le problème n'en est peut-être pas seulement un d'horaire. Je sens que je n'ai pas fini mon bout de chemin avec ce roman que j'ai envoyé à mon cercle de lecteurs initiés (et très critiques). J'imagine que ce que je ressens doit se rapprocher de ce que vit un metteur en scène quand il n'a plus rien à dire, quand le public est dans la salle et que la responsabilité repose sur les épaules des comédiens, quand son oeuvre doit vivre au-delà de lui, et qu'il ne lui reste plus qu'à attendre que s'abatte la critique.
J'ai hâte d'y retravailler et je ne sais plus où donner de la tête. J'ai l'impression que même si je travaillais sur autre chose, je n'arriverais à rien de bon. Vraiment.
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Chronique d'un papa à la maison,
Damir,
écriture
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mardi 5 mai 2009
Écriture sous contrainte
Long time no see... Et je risque d'être plus ou moins présent au cours des prochaines semaines. Plusieurs contrats qui sont à terminer.
Mais je vais tenter de continuer de twitter quelques lignes régulièrement. J'étais curieux face au phénomène, mais devant l'inutilité patente du portail, j'ai fini par virer ça en tribune de diffusion de poésie. Régulièrement, j'écris quelques vers, en respectant une contrainte particulièrement castrante: 140 caractères, pas un de plus, pas un de moins, en incluant les espaces et la ponctuation. Vous pouvez lire ça sur twitter.com/jfrancoiscaron.
Mais je vais tenter de continuer de twitter quelques lignes régulièrement. J'étais curieux face au phénomène, mais devant l'inutilité patente du portail, j'ai fini par virer ça en tribune de diffusion de poésie. Régulièrement, j'écris quelques vers, en respectant une contrainte particulièrement castrante: 140 caractères, pas un de plus, pas un de moins, en incluant les espaces et la ponctuation. Vous pouvez lire ça sur twitter.com/jfrancoiscaron.
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jeudi 16 avril 2009
Nietzsche déboulonné

Depuis le temps qu'on m'en parlait, j'en avais fait une espèce d'idole même sans le connaître. Il faisait partie de ces philosophes que je devais lire avant de mourir. Il y en a d'autres, heureusement.
Ce n'est pas que la pensée de Nietzsche ne soit pas intéressante. Seulement, je m'attendais à plus qu'à une parodie de la Bible quans je me suis lancé dans la lecture de Ainsi parlait Zarathoustra. Mais ça, c'est mon problème, pas le sien.
C'est drôle comme on se crée des personnages imaginaires autour des gens, des auteurs, des vedettes, mais aussi des gens ordinaire. Heureusement, d'ailleurs. C'est la condition sine qua non de l'amour: pour qu'un couple dure, il faut continuer de voir l'autre à sa façon, lui imposer sa manière, son image. Ça ne vient pas de Nietzsche, ça. Son chapitre sur le mariage m'a d'ailleurs plutôt saoulé. En même temps, ce n'est pas si loin. N'a-t-il pas dit que le mariage doit permettre de se surpasser, d'aller au-delà de chacune des particules de l'union? C'est un peu cet imagination nécessaire à la création de l'image de l'autre qui permet d'être plus grand que nature.
Évidemment, j'apprécie particulièrement le propos athéiste de Nietzsche.
"Ramenez la vertu égarée sur la terre - oui, ramelez-la vers le corps et
vers la vie; afin qu'elle donne un sens à la terre, un sens humain!"
En effet, pourquoi la vertu devrait-elle être tournée vers Dieu? Ne méritons-nous pas autant d'égards? C'est d'abord et avant tout pour l'homme que l'homme a inventé Dieu à son image . Seulement, l'homme a oublié depuis le temps. Parce que l'homme est lâche, et qu'il est plus facile de se soumettre à une volonté idéale que d'assumer chacun de ses gestes.
Dieu est un être de langage. Il est un mot enflé qui a absorbé tous les sens et toutes les essences, et qui se crée à chacune des prières qui lui sont adressées. Parce que c'est l'adresse qui crée l'Autre. Le Tu. Ce n'est pas anodin que Dieu et tous les saints apparaissent aux plus fervents croyants. C'est qu'ils passent leur vie à les créer, à les susciter. L'homme a créé Dieu à son image, et continue de le faire.
Dieu est un être de langage. Et c'est l'homme qui a créé le langage.
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Dieu
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