lundi 23 novembre 2009

André Gaulin : la langue et Montréal

«Il y a vingt-cinq ans, nous étions des hommes et des femmes qui trouvaient intolérable la déchéance du statut français de notre pays. Notre pays, d'ailleurs, c'était déjà le Québec. Et Montréal, en particulier, nous était devenue étrangère.»
André Gaulin, dans Québec Français, 1996.

Contats et réflexions
  1. C'était comme ça en 1971. C'était comme ça en 1996. C'était encore dans les préoccupations du colloque du PQ en fin de semaine dernière. C'est dire que plus ça change, plus c'est pareil. 
  2. On ne pourra pas dire des Québécois qu'ils ne sont pas patients.

dimanche 22 novembre 2009

Jacques Parizeau à propos de l'environnement

«Le Québec est une sorte de champion pour ses faibles émissions de gaz à effets de serre. Au Québec, on évalue les émissions à 11 tonnes par habitant, contre 71 tonnes par habitant en Alberta. Comment un pays comme le Canada peut-il proposer une politique environnementale avec ça?»
(Jacques Parizeau)



vendredi 13 novembre 2009

Alors comme ça nous vainquons? (dixit Patrick Bourgeois)


Le RRQ est allé faire du brasse-camarade dans la rue De Bleury, le 10 novembre dernier, pour se dresser «contre le système canadian et la monarchie british.» Faut bien se donner l'impression de résister contre quelque chose. Profitons du passage de ce cher Charles et de sa Camilia d'amour pour aller se braquer quelque part. Si on est chanceux, on recevra quelques coups de matraque.

Pour moi, ce genre de démonstration, en plus d'être inutile (on a même affirmé que le Prince à panneaux de grange n'en avait même pas eu conscience) ne peut que nuire au combat. Parce que ça fait passer les indépendantistes pour des clowns finis.

Ce n'est pas mieux que les bondieuseries d'un maire qui a besoin, pour se sentir bon catholique, de faire des esclandres en priant sur la scène du conseil municipal, à l'hôtel-de-ville de Saguenay.

Évidemment, on se justifie. Et tout comme pour le maire Tremblay, dont l'argument ne peut être réfuté («C'est le combat de ma vie! Quand je serai devant Dieu, le reste n'aura pas d'importance!»), impossible de rejeter la manifestation du RRQ si on est un vrai Québécois, «fier et faisant preuve de beaucoup de courage».

On utilise même cette citation de Falardeau que vous trouvez en entête de mon blogue pour se justifier: «On va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part.» Or, le problème, ce n'est pas que le RRQ va trop loin. C'est qu'il ne va pas toujours dans la bonne direction.

Constats et réflexions
  1. Les seuls gestes qui permettront au pays d'advenir sont ceux de la persuasion. 
  2. On se demandera après ça pourquoi je ne m'associe à aucun groupe et aucun parti politique.  J'ai bien envie, moi, dans la vie, d'assumer toutes âneries de ceux qui sont supposés avoir envie de voir le Québec devenir un pays.
  3. Si je comprends bien le texte Debout, nous vainquons, j'imagine que je viens de passer du côté de ceux dont les beaux discours sont mièvres et fallacieux. Me voilà devenu une «pleureuse de la bonne société bien-pensante qui passe son temps à cracher sur le Québec libre du haut de sa chaire médiatique». Je vais m'en remettre. Mais je déteste tellement ces discours manichéens.
  4. Tiens, j'ai le goût de me sentir Québécois. Si je vais me promener tout nu devant le poste de police et que je crache au visage du premier agent de l'ordre qui s'approchera, peut-être que j'aurai droit à un coup de matraque.

jeudi 12 novembre 2009

Citation du mois de novembre: Napoléon Aubin


«Je n'obéis ni ne commande à personne, je vais où je veux, je fais ce qui me plaît, je suis comme je peux et je meurs quand il le faut.»
Napoléon Aubin, journaliste pour Le Fantasque, un journal satirique n'épargnant aucune autorité en place. Il a fait de la prison pendant les Rébellions de 1837-1838.

vendredi 6 novembre 2009

Denis Lebel tenu en laisse

Je ne dévoilerai pas ma source, mais il semble que les entrevues accordées par son très honorable Denis Lebel, Ministre d'État à l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, soient enregistrées au dictaphone par l'organisation du Parti Conservateur pour consultation ultérieure. Après on cherchera à nous faire croire que cet homme est libre de défendre ses électeurs auprès des bonzes de son parti.

Tu peux bien sourire, Denis.

Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel: même combat, mais pas le nôtre

L'Assemblée Nationale qui demande en bloc que le fédéral conserve le registre des armes à feu. Le Québec est encore une fois à part. Que faudra-t-il encore pour faire comprendre que nous sommes une nation différente pognée dans les mailles d'une autre nation qui se fout de ce que nous pensons?

C'est vraiment une bonne chose, une excellente chose de voter du côté du pouvoir, on s'en rend bien compte au Saguenay - Lac-Saint-Jean où ont été élus Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel, du Parti Conservateur - d'ailleurs, tous deux ministres.

Surtout, on sent vraiment (mais alors vraiment!) qu'ils représentent les Québécois alors qu'ils votent à l'encontre de la demande de l'Assemblée Nationale, préférant ramper devant la volonté des penseurs de fer de l'Ouest canadien.

Allez donc me faire croire que vous avez représenté vos électeurs lors de ce vote libre, et que justement vos électeurs sont différents des autres Québécois. Bordel, même Robert Bouchard, du Bloc Québécois, qui a pourtant ses idées de droite (on se souviendra avec amertume qu'il a voté contre le mariage gai lors d'un vote libre à la chambre des communes) a su voter contre le projet de loi.

Les gens se font fourrer et ils en redemandent. Votez du bon bord. Bin oui. Et continuez de penser que la démocratie, ça se résume à un droit de vote une fois de temps en temps.