Il faudrait peut-être lâcher Pauline Marois à propos du prochain référendum. Ce n'est pas d'elle qu'il faut que ça vienne. Rappelons-nous que pour le référendum de 95, il y avait eu des pressions populaires avant même l'élection du PQ. En 1992, le Mouvement Québec avait rassemblé 9000 personnes pour une manifestation réclamant à Robert Bourassa, alors premier ministre (libéral!) du Québec, la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec. Auparavant, 400 000 personnes avaient signé une pétition réclamant la même chose. C'était juste avant que Bourrassa ne s'écrase à Charlottetown. Avec les résultats que l'on connaît aujourd'hui.
Ce qui légitimerait l'empressement du PQ, c'est cet appui populaire qui lui fait défaut. Pas un appui pour devenir la première femme au poste de premier ministre du Québec, mais pour l'accession du Québec au rang des pays du monde.
Faque lâchez moi les «Pauline ne réussit pas à convaincre qu'elle serait une bonne première ministre malgré les déboires du parti Libéral». À la rigueur, on s'en fout de Pauline. On ne travaille pas pour étoffer son cv. On travaille pour se faire un pays.

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